| Création pour l'exposition "Hors les Murs" de Monaco. Nicolas Salagnac |
|
|
|
Sorry, this article has not been translated yet in your language. It will be available verry soon.
Nicolas Salagnac, graveur médailleur, Meilleur Ouvrier de France Installé à Lyon où fut frappée, il y a plus de cinq cents ans, la première médaille française (pour honorer Louis XII et Anne de Bretagne de passage à Lyon), Nicolas Salagnac, graveur médailleur, Meilleur Ouvrier de France en 2000, perpétue un savoir-faire menacé et maintien le lien entre les graveurs pour relier hier à aujourd'hui.Indépendant en 2003 et avec la ferme volonté de faire du haut de gamme dans son métier, il persévère sur le chemin de la qualité et conquiers ainsi des marchés de plus en plus prestigieux : - sa première commande officielle est pour la ville de Lyon (éditeur la Monnaie de Paris). - puis la nouvelle médaille d'honneur pour la Villa Médicis à Rome (éditeur Arthus-Bertrand) à la demande de son directeur Frédéric Mitterrand - et, surtout, en 2008, la médaille pour le Président de la République française (éditeur Arthus-Bertrand). De belles références qui lui ouvrent l'avenir. Un détail m'interpelle, sur la sculpture de Le Bernin “L'Enlèvement de Proserpine”. Un détail de cette sculpture, prise dans un cadre serré, me parle, m’interpelle et me fascine : l’empreinte des mains de Pluton inscrite dans les chairs de Proserpine et la mise en mouvement de ce corps de femme qui résiste à l’emprise des mains puissantes. Inspiré par cette sculpture, je me lance le défi de traduire ce rond de bosse en bas-relief pour l'éditer en bronze et sur une série, avec un mariage de cristal, ceci dans le cadre d’un travail personnel. Cette sculpture présente de manière épurée : l’Homme et la Femme, le Visible et l’Invisible, la force et la délicatesse, la virilité et la sensualité… Ce détail est pour moi porteur de sens et rayonne de la beauté. “L'Enlèvement de Proserpine” est la représentation symbolique de nos Saisons. En effet, Proserpine, fille unique de Céres, déesse de la Nature et de Jupiter, le Dieu des Dieux, est enlevée par Pluton, Dieu des Enfers, des mondes sous terrains. Attristée par la disparition de sa fille, Céres part à sa recherche et se désinvestit de la Nature. Cette dernière entre sous terre et meurt. Céres retrouve sa fille et négocie avec Pluton, frère du père de Proserpine : Proserpine revient donc en surface 6 mois de l’année seulement. Ainsi la nature renaît au printemps puis replonge en automne sous terre pour la période hivernale. Un an de travail, pour exposer à Monaco au Port Palace en Octobre 2010, puis au Château Pommard en Octobre 2011. ![]() Médaillon en bronze patiné sur dalle de cristal. Photographie Matthieu Cellard. Valeur : 11 000 euros ht. Il faudra tout ce temps pour mettre au point et finaliser cette pièce particulière. D'empreinte en contre empreinte en plâtre, le bas relief évolue, les premières épreuves étaient raides pour les doigts et les chairs manquaient de rondeur. Pour finir cette sculpture prenait sa place, sa forme. Terminée, je remet ce bas-relief devenu précieux à Maurice Adobati, fondeur d'art à Valence. Entre ses mains, la réalisation des cires et du moule pour sortir deux épreuves en bronze en fonderie à cire perdu. Puis Gabriel Milesi, verrier d'art à Pérouges pour mettre au point la dalle support en cristal. Mon frère Pierre Salagnac réalise les socles en bronze, support des futures médailles. Les deux pièces en bronze sont patinées. Le carré en bronze est fixée sur la dalle de cristal, préalablement travaillée, sablée, polie et gravée. Heureux d'avoir abouti ce travail et d'avoir eut l'occasion de présenter ces pièces à un public sensible de Monaco. “L'Enlèvement de Proserpine”, par Pluton, sculpture de Le Bernin (le marbre est exposé à la Villa Borghèse - Rome). Le groupe en marbre de Pluton et de Proserpine par Gian Lorenzo Bernini, montre Pluton, en dieu puissant des Enfers, qui enlève Proserpine, fille de Cérès. En intercédant auprès de Jupiter, Cérès obtient la permission pour sa fille de retourner à la terre la moitié de l'année, puis de passer les six autres mois dans l'Hadès. Ainsi, chaque printemps, la terre accueille Proserpine avec un tapis de fleurs. Dans ce groupe Le Bernin développe la torsion, sa composition en spirale accentue le dynamisme dramatique du sujet, il rappelle le maniérisme, combiné avec une impression d'énergie vitale. L'empreinte des doigts du dieu des Enfers dans les chairs de sa victime est virtuosement réaliste. En le repoussant de sa main, Proserpine froisse la peau du visage de Pluton. Tout ceci participe aussi de l'effet dramatique du rapt. Vu de la gauche, le groupe montre Proserpine saisie par Pluton qui marche à grands pas rapides, et puissants. Vu de l'avant, il apparaît triomphalement portant son trophée dans les bras. Vu de la droite on voit les larmes de Proserpine, elle prie le ciel, le vent souffle dans ses cheveux... Ici sont résumés divers moments de l'histoire en une seule sculpture. A cette période, Le Bernin cherche avant tout à se distancer de la réalité pure en attachant une importance marquée à ses sentiments, ce qui donne des œuvres raffinées, voire sophistiquées. Sa préoccupation principale est de rechercher du mouvement, et une symbolique en générale complexe. Le groupe de Proserpine est au centre des bouleversements entre Renaissance et Baroque, notamment en ce qui concerne les fondements du Beau. La modernité émerge, laissant apparaître avec force la tragédie des émotions. Voir la fiche de Nicolas Salagnac, graveur médailleur. Voir les étapes de création et de mise au point de cette sculpture : 1ère phase 2ème phase et 3ème phase Le 21 Octobre, S.A.R. La Princesse de Hanovre rencontre chacun des artisans des Grands Ateliers de France venus ici à Monaco. Moment privilégié, échanges ouverts, curieux et intéressés. ![]() © Photographie Palais de Monaco, Charles Franch |







Installé à Lyon où fut frappée, il y a plus de cinq cents ans, la première médaille française (pour honorer Louis XII et Anne de Bretagne de passage à Lyon), Nicolas Salagnac, graveur médailleur, Meilleur Ouvrier de France en 2000, perpétue un savoir-faire menacé et maintien le lien entre les graveurs pour relier hier à aujourd'hui.

