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Benoît Migeon 5 avenue de la Trémouille F-94100 Saint-Maur
Tél. 33 (0)6 66 04 40 99
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Dans la famille Migeon, on est sculpteur sur ivoire de père en fils depuis quatre générations… Célestin a ouvert la voie en 1895, en créant de “grands ivoires religieux”. Son fils Adrien a suivi le chemin, à l’époque Art déco - l’une de ses statuettes figure au Musée de la céramique et de l’ivoire de Commercy.
Voici ensuite le Maître d’Art Francis Migeon, créateur et restaurateur. Au côté de deux paires de défenses (2,20 m et 43 kg chacune) d’éléphants d’Afrique, sur la photo ci-contre. Car la famille Migeon possède encore un stock d’ivoire, dûment déclaré, lui permettant de travailler sans trop de problème de renouvellement aujourd’hui. Mais demain ?...
Pour protéger ce patrimoine de plus en plus précieux que sont les créations d’hier en ivoire, il faut pouvoir répondre à la demande de restaurations. Elle va croissant chez les collectionneurs. Benoît Migeon (la génération montante : 42 ans) s’y trouve confronté, alors qu’il est créateur avant tout, en particulier de grandes mosaïques contemporaines.
Pourquoi l’ivoire d’éléphant est-il si recherché ? Parce qu’il est le plus adapté à la sculpture. Or la législation protège ce matériau rare en ne permettant d’acheter que de l’ivoire ancien (prélevé avant 1976), avec une autorisation du ministère de l’Environnement. Les sources d’approvisionnement actuelles des ivoiriers français sont des particuliers, anciens coloniaux… Et après ? De l’ivoire de mammouth, venu de Sibérie ? trop fendu pour la sculpture, mais utilisable par les couteliers. De l’ivoire de phacochère ? utilisé seulement en bijouterie…
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